I N D O N E S I E

 

Ci dessous quelques notes écrites lors de mon voyage en Indonésie entre Sumatra, Java et Bali durant trois semaines en juillet 2004... D'autres carnets de voyage seront prochainement mis à jour sur ce site ... Yemen, Chine, Thailande, Chili, Maroc, Vietnam etc ...

08 juillet 2004 / Selamat Sore ! Apa Kabar ? Kabar baik !

Je vous écris ces quelques lignes, assise sur le sable, pieds nus et pantalon mouillé jusqu'à mi cuisse, venant de faire ma première série de clichés en noir et blanc, d'enfants se baignant dans les rouleaux de l'océan indien, sur la plage immense et désolée de Bengkulu, sud ouest de Sumatra.



Mais il m'aura fallu tout de même plus de 30 heures de route pour atteindre ce havre de paix... Une fois enfin à destination, je peux vous assurer que l'on savoure vraiment ! Sans compter les 24 heures pour rejoindre Jakarta depuis Paris, 3 avions plus tard ... via Bahrain et Abu dhabi.



  Jakarta m'a rappelé New Delhi ou Bangkok, immense mégalopole avec ces gratte-ciels, buildings en perpétuelles constructions et artères polluées aux bouchons paralysant la ville de part en part.



Je trouve une petite chambre rudimentaire dans Jalan Jaksa, quartier tranquille résistant au monde moderne avec aucune maison de plus de deux étages et un enchevêtrement de rues étroites et calmes, si ce n'est les rires des enfants et les voix des familles préparant leur dîner sur leur pas de porte entre petites échoppes et lampes à pétrole.

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    Je décide de quitter Jakarta, trop moderne à mon goût, le lendemain de mon arrivée et me rend en début d'après midi dans une gare routière dans l'idée de me balader les 10 jours prochains dans l'Ile de Sumatra, en commençant par Bengkulu.



Le bus quittera la gare à 16 heures pour atteindre en fin de soirée un port d'où il embarquera dans la cale d'un vieux ferry allemand des années 70.

3 heures plus tard, après plusieurs cafés avec une partie de l'équipage, hilare, ( je suis la seule étrangère on board ...) suite à nos tentatives de discussions dans un mélange d' anglais et d'indonésien ...( je suis entrain de m'y mettre sérieusement car les anglophones sont des plus rares ici ), me voilà de nouveau au fond de mon bus, roulant à tombeau ouvert, dans la nuit noire de Sumatra alors que l'on devine de part et d'autre une jungle épaisse cernant des routes étroites et défoncées, toutes plus sinueuses les unes que les autres au fur et à mesure du temps qui passe.

  Bien que le bus soit climatisé et possède des toilettes basiques, les quelques vieilles femmes vomissent parterre à tour de rôle sans avoir le temps d'atteindre les toilettes tellement nous sommes malmenés par les aspérités de la route et la conduite suicidaire du chauffeur, ce qui donne l'impression trop souvent d'être dans un pauvre bateau en pleine tempête.



Je suis assise au fond du bus, à côté de la porte quand soudain, une valise mal "arrimée ..." frôle mon pied au détour d'un virage un peu trop sportif et défonce la porte avant de finir son voyage sur un fossé quelconque ... alors que nous roulons à 120 ou 130 kilomètre heure...

Le mécanicien qui dormait à même le sol, tête contre porte ... se met à hurler, le chauffeur pile, et les voilà partis dans la nuit noire à la recherche du bagage égaré ... sous le regard inquiet du propriétaire.

Vingt minutes plus tard, tout rentre dans l'ordre, le bus repart et les hommes se remettent à fumer leurs cigarettes parfumées au clou de girofle masquant les odeurs de vomis ...

Le bus me posera le lendemain vers 14 heures aux abord de Lingau, d'où je prendrai une moto taxi pour me rendre dans la ville en question afin de prendre un nouveau bus pour Bengkulu une heure plus tard...

Ce n'est que vers 22h... sous une pluie battante, que le périple prendra enfin terme, en trouvant un hôtel clean avec chambre climatisée et bon bain chaud pour me remettre des ses 30 heures éprouvantes...le luxe du bain ...

Aujourd'hui, après une grasse mat méritée, je suis donc allée me balader sur la plage, ai pris quelques photos d'enfants jouant entre les vagues , ou de pécheurs refaisant leurs filets sur une digue, avant de croiser la route d'une bande d' adolescents jouant au foot sur la pelouse confortable d'un vieux cimetière hollandais qui entoure les tombes datant pour la plus part du début du siècle précédent.



Inutile de vous dire que en tant que française et donc du même pays que Zidane, je suis très souvent très bien accueillie par les nombreux aficionados ici bas ... Puis j'ai déambulé tranquillement dans la ville au feeling.  La suite très bientôt ...

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